Tant attendu depuis le grenelle de l’environnement, les mesures concernant l’aide à la préservation de l’environnement va voir le jour. Il s’agit d’un prêt qui ne sera mis en place qu’au 1er mai (si tout va bien) au lieu du 1er avril comme c’était prévu au départ. Il permettra à tous les particuliers propriétaires de réaliser des travaux pour diminuer leur consommation d’énergie au meilleur taux possible. De plus, au vu des retards des décrets d’application, une rétroaction sera mise en place et permettra à tous ceux ayant commencé leurs travaux au 1er mars dernier de profiter de cet éco-prêt.
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Les conditions pour obtenir un éco-prêt sont les suivantes :
- Les travaux seront sur votre résidence principale ; si en cours de remboursement du prêt ce logement devient votre résidence secondaire, le remboursement immédiat des sommes restant dues sera demandé.
- Les remboursements se feront sur une durée maximale de 10 ans.
- Les travaux concernent la rénovation thermique de votre logement ou la réhabilitation des systèmes d’assainissement non collectifs, c’est-à -dire le raccordement au tout-à -l’égout. Â
- Le montant du prêt ne dépassera pas les 30 000 euros pour la rénovation thermique et 10 000 euros pour l’assainissement.
- Ce prêt est cumulable avec le crédit d’impôt vert.
Ces conditions restrictives font apparaître malheureusement des paradoxes bien réels qui gênent à plus d’un titre les demandes potentielles. D’abord, n’ayant droit qu’à un éco-prêt par logement, si vous faîtes une demande pour un assainissement à 10 000 euros, vous ne pourrez pas par la suite en demander un pour la rénovation. Le fait que ces deux types de travaux soient inscrits distinctement dans les décrets d’application vous empêche de les réunir dans une même demande d’éco-prêt. Ainsi, à part en demandant un prêt conventionnel pour les travaux d’assainissement, les deux types de travaux ne pourront être faits au meilleur taux. Les entreprises du bâtiment ne comprennent pas cette spécification des conditions et il est fortement envisageable que des changements apparaissent dans les semaines à venir afin de les définir plus précisément.
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Ensuite, le fait de ne pouvoir obtenir cet éco-prêt uniquement pour sa résidence principale limite énormément le nombre d’accédants potentiels à cette grande opportunité. En effet, les propriétaires ayant une résidence secondaire ou un logement en location ne pourront pas bénéficier de cet avantage pour rénover leurs biens qui pourtant consomment de l’énergie. Néanmoins, si leur résidence principale ne nécessite pas autant de travaux, ils peuvent s’installer dans le logement en ayant le plus besoin et en faire leur résidence principale pour toute la durée du prêt. Cette spécificité n’est malheureusement pas si aisée à mettre en pratique.
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Le fait que le meilleur taux qui existe soit instauré pour permettre au plus grand nombre de rénover leur logement ne semble donc pas suffisant ni pour les entreprises ni pour les propriétaires. Les contraintes et les paradoxes de cet éco-prêt seront à frein à la diminution de la consommation d’énergie et le gouvernement va devoir encore une fois revoir sa copie afin de satisfaire aux demandes de part et d’autre.
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